fishaeye - Massimo Pastore
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PrimoPiano:
Vivre la photo

Naples est une ville addictive. Loin des clichés de cité dangereuse et sale. elle révèle petit à petit ses trésors et ses relations quasi symbiotiques avec le Vésuve et la Méditer-ranée. Au milieu de la multitude des palais, le Palazzo Ruffo di Castelcicala ne se laisse approcher qu’après avoir franchi une imposante et lourde porte cochère. À quelques pas du fabuleux musée archéologique et du quartier populaire de Sanità, il semble posé de manière idéale sur notre route. Magistrale, la cour intérieure mène au premier étage, avec une hauteur sous plafond impressionnante, par un massif escalier de pierre. Antonio et Massimo vous accueillent avec une gentillesse inénarrable et un français timide mais de haute volée. Refait en 2006 par l’architecte Roberto Monte, ce grand appartement se divise en trois parties: les quartiers privés d’Antonio et Massimo, l’espace commun où ont lieu les expositions sur quatre pièces, et les trois chambres pour les invités ou les artistes de passage. Chacune est dédiée à la photographie et à un artiste: Francis Bacon, Diane Arbus et Pier Paola Pasolini. Dans cette dernière, on retrouve des tirages d’artistes italiens et une œuvre de jeunesse de Nan Goldin au centre d’un décor qui oscille entre l’ultra-contempo-rain, des meubles des années 1950 et le faste du MM° siècle. PrimoPiano permet de vivre au milieu des photos et de leurs auteurs. Massimo est lui-même photographe et travaille dans la bibliothèque au-dessus de la salle du petit déjeuner. Pendant ce long week-end de mai, il prépare l’accrochage de son exposition As You Like n qu’il élabore depuis cinq ans. [:installation met en scène les occupants des chambres de la galerie. À l’issue du séjour de ses invités, Massimo leur demande à quel endroit de PrimoPiano et dans quelle situation ils aimeraient être photographiés. Chacun associe une phrase à cette image. Naturellement, nous nous mettons à parler de la scénographie de l’exposition. tiespace est suffisamment vaste pour envisager plusieurs configurations. En quelques instants, comme si nous étions dans notre galerie, nous réfléchissons à l’installation, la lumière, la combinaison des images. Massimo laisse entrevoir son tempérament enflammé et inquiet d’artiste, Antonio tempère les débats. À PrimoPiano, on ne fait pas que voir ou parler photo, on la vit intensément. Si vous passez à Naples, l’adresse est incontournable. •

II Mattino
INTERNI magazine
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